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Clarisse Faria-Fortecoëf


C’est un des conseils de Charlotte Mallet, Docteur en Chimie organique, application aux matériaux conducteurs, et Chercheuse chez Esstalion, une co-entreprise de recherche-développement lancée en juin 2014 par Sony Corporation, chef de file dans la fabrication entre autres, de systèmes de communication et de produits informatiques (dans notre contexte surtout les batteries) et Hydro-Québec, le plus grand producteur d’électricité du Canada. Découvrez son parcours et les clés de la réussite de sa mobilité de l’autre côté de l’Atlantique.

Un doctorat de l’Université d’Angers en poche, Charlotte Mallet va décider grâce à un de ses contacts, de partir en 2011 pour le Canada, durant deux ans, dans le cadre d’un post-doc à l’Université de Montréal.

A l’issue de ce contrat, si elle désirait poursuivre sa carrière au Canada, les lourdeurs administratives vont la conduire à saisir en janvier 2013, suite à une rencontre lors d’un congrès, l’opportunité de partir aux États-Unis. C’est ainsi, qu’elle va rejoindre pendant 18 mois, l’Université du Massachussetts à Amherst comme Assistante de recherche. Son activité a consisté non seulement dans la gestion du laboratoire de chimie organique, mais aussi dans celle d’un projet avec le Département de la Défense américaine. Une activité qui demandait de faire preuve d’une rigueur proche de celle exigée dans l’Industrie et une compétence qui va avoir toute son importance pour la suite.
Ce contrat a été renouvelé pour 6 mois, mais après 5 mois, Charlotte va décider de quitter les Etats-Unis et repartir pour le Canada.

Pourquoi cette décision ?

« Je voulais retourner au Canada d’abord pour des raisons personnelles et pour cela il fallait que je trouve un emploi ».

Après avoir participé à des soirées de réseautage, utilisé les réseaux sociaux comme LinkedIn, avoir fait appel à différents contacts et avoir postulé à plusieurs postes, Charlotte va être recrutée par IBM à Bomomt. Si ce poste ne correspondait pas à ses perspectives de carrière, il va lui permettre, en mars 2015, de postuler à Hydro-Québec.

« Pour travailler aux US ou au Canada, dans l’Industrie, développez votre réseau professionnel, n’hésitez pas à faire appel à vos contacts, cela est bien plus efficace que par exemple, les sites publiant des offres d’emploi. C’est ce qui a fonctionné pour moi, que se soit dans le cas d’IBM ou dans celui d’Hydro-Québec et ce n’est pas valable que dans le domaine des Sciences. De nombreux « 5 à 7 de réseautage professionnel» et événements LinkedIn sont organisés pour que les gens se rencontrent. Il y a aussi dans mon domaine, le Cqmf (Centre québécois sur les matériaux fonctionnels) et le CRMAA (Centre de Recherche sur les Matériaux Auto-Assemblés) qui fournissent des informations sur les programmes de financement proposés aux jeunes chercheurs en physique des matériaux par exemple, organisent des mini-congrès et publient des offres d’emploi, les envoient par courriel. Ils fonctionnent un peu comme l’ABG ».

Vous n’avez donc pas eu vraiment de problème pour trouver un emploi ?

« Non. Je suis quelqu’un d’organisé. Ce qui est très compliqué, c’est le passage d’un post-doc. dans le monde académique vers le secteur industriel et plus particulièrement, si l’on cherche un poste fixe ».

Selon Charlotte, ce qui a joué en sa faveur : son expérience dans le Département de la  Défense aux États-Unis et son réseau professionnel.
« Ma discipline a aussi compté pour beaucoup et puis je travaille avec les nouvelles technologies. Ce sont des domaines qui intéressent les grandes entreprises. Il y a effectivement d’autres domaines où c’est moins évident. Dans mon domaine de recherche, il y a de l’emploi pour peu que l’on accepte la mobilité ».

Pouvez-vous préciser en quoi consiste votre métier ?

« Je suis chercheuse en Chimie organique et développe les matériaux présents dans les batteries pour des applications dans le stockage d’énergie en faisant appel aux technologies les moins chères et le plus sécuritaires possibles.




Chez Esstalion (site web en cours de construction), une co-entreprise entre Sony et Hydro-Québec, où je travaille actuellement, j’ai un bon poste. J’ai un contrat renouvelable pour cinq ans, durée durant laquelle, il peut s’arrêter. Au bout de cette période, si tout se passe bien, je serai titularisée. Mais, je ne suis pas vraiment inquiète la durée du projet sur lequel je travaille, devrait aller au-delà de 5 ans ».

Quelques mots sur votre vie sur place ?

« L’intégration interculturelle est très importante. Mon expérience aux US a été plus difficile qu’au Canada, mais c’est mon avis personnel. C’est important de bien comprendre la culture et la société dans laquelle on vit, car cela peut constituer un handicap au niveau professionnel, comme personnel. Je suis maintenant « résidente permanente » et je peux demander la citoyenneté canadienne dans un an. Mais, ce n’est pas une obligation, je n’ai juste pas le droit de vote ».

Vos perspectives ?

« Vu le contexte actuel, j’aurai du mal à trouver une si bonne opportunité. Je me plais à Montréal. J’ai une bonne qualité de vie et je peux rentrer régulièrement en France pour voir ma famille. C’est vrai qu’il y a la famille, les parents qui vieillissent, etc. Mais pour l’instant, je suis très heureuse dans ma vie ».

En guise de conclusion, pour Charlotte, parmi les clés de la réussite de la mobilité : « la curiosité et l’envie de découvrir d’autres horizons, d’autres cultures. Si on n’est pas heureux là où l’on est, on ne le sera pas davantage ailleurs. La mobilité ne doit pas répondre à un besoin de fuite ».


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